Défi 10×10 et des jeux qui y auront survécu

Ah, la névrose de stocker tous les scores de mes parties … et cette si merveilleuse application BGG pour Android qui me permet de le faire … Sauf que, sauf que, entre les Unpublished Prototype et les Outside the scope of BGG … difficile d’avoir un état des lieux direct sur le Défi 10×10

Du coup, comme l’a déjà fait avant moi Cyol, prenons le temps de parler un peu des jeux qui y auront survécu. Ce défi étant celui de prendre le temps d’approfondir un jeu, il serait dommage de ne pas aller jusqu’au bout de l’idée …

Loopin’ Louie (51 parties)

Loopin’ Louie, ce jeu dont on vous dira qu’il n’en est pas un. Qu’importe, achetez en deux, faites vous faire des adaptateurs pour pouvoir y jouer à 8 ensemble … Attendez Noël, et laissez la magie opérer.

Quel plaisir de voir mon oncle nous regarder et refuser une première invitation voyant surtout les enfants sauter sur le jeu. Puis, les parties s’enchainant, l’envie de participer à ces rires et ces petits sales coups entre amis. Et finalement oser se lancer dans un jeu « pour enfants » pour enchainer les parties …

Loopin’ Louie avait déjà eu droit à ses 10 parties bien avant Noël, mais je remercie bien challeureusement L(out)cha!! et ses adaptateurs qui m’auront permit d’ajouter une 30aine de partie au compteur pour les fêtes … 😀

Hippo Gloutons (32 parties)

Ah, les jeux pour enfants. Quand j’ai la flemme de jouer avec ma fille et qu’elle est vraiment en demande, c’est souvent lui qui sort. D’une part, passé le cap de la première partie à « contre-coeur », la frénétique recherche de l’enchaînement synchronisé le plus efficace fait son oeuvre.

D’autre part, la durée des parties permet d’arrêter dès qu’on aura trop joué. Et enfin, quel plaisir d’écraser sans la moindre honte tous les espoirs de sa progénitude. « Ha, tu as encore perdu … on en refait une ? ». Oui, je suis un père indigne et j’aime ça …

Enfin des fois, il lui arrive de gagner. Et puis pour lui laisser une chance, je l’ai laissé chez papi et mamie … Ils n’ont pas l’avantage de s’être entrainé toute leur enfance …

Splendor (24 parties)

J’avais découvert Splendor à Essen 2013. Ma première partie m’avait séduit. Il faut dire que dans ma ludothèque, je n’avais aucun jeu de course dans ce style épuré. Acheter pas cher des mines pour acheter moins cher d’autres mines, en tentant de trouver le bon moment pour basculer sur les points de victoire.

Puis passé la découverte, le petit contre-coup. « mouais, juste ça ? ne serait-ce pas trop épuré ? juste le hasard de la bonne carte pour finir ? ». Mais en cumulant les parties, une chose revenait toujours : la victoire se tenait à un fil, toujours.

Une course épurée, certes, mais une course parfaitement équilibrée. Dois-je réserver une carte et prendre un peu de retard en ressource mais pour m’assurer des points ? Dois-je privilégier l’épuisement d’une ressource pour embêter mes adversaires ou des ressources dont j’ai besoin ? Bref, chaque choix dont la résultante est « combien de temps je gagne » ou « combien de temps je fais perdre ».

Résultat, 24 parties, et pas dit qu’il n’y en ait pas encore une bonne 10aine pour 2015 …

Coup / Complots (22 parties)

Jeu de bluff par excellence, j’adore. C’est d’ailleurs amusant de voir les différentes façon d’y jouer. On peux y jouer sans parler, ou tout du moins, en ne disant simplement que ce que l’on fait. « Je prends 3 pièces avec l’aide de ma duchesse ». Mais c’est triste …

On peut y jouer en bluffant, en dénonçant les autres. « Mouais, tu sais quand même que ça fait 3 rôles que tu utilises … ». Ou la version que je préfère « Non mais en fait, j’ai pas la duchesse, alors je vais plutôt te prendre 2 pièces avec mon capitaine ». Bref, inciter les autres à douter … faire monter un petit peu le stress, l’ambiance.

Pour ma part, j’y joue en ajoutant les associations de joueurs. « Bon, alors, qui utilise sa contesse pour contrer cet assassin ? ». Ou encore « bon, je t’aime bien, alors j’utilise ma contesse pour te sauver, mais souviens toi en … ». Et là, cette petite couche de diplomatie permet à tous les beaux parleurs de se faire plaisir …

Récemment, j’y ai joué avec des joueurs encore plus pervers. Ils utilisent des contrats. « Bon je te file 2 pièces pour utiliser ta contesse et me sauver ». Bref, les négociations utilisant en plus les échanges d’argent.

Mais si ça n’est pas assez pervers, sachez qu’ils bluffent aussi. « Bon, ok, je te sauve avec ma contesse ». Et là : « Non mais en fait, je garde mon pognon, et comme c’est mon tour, pour 7, je te tue ».

Je suis content d’avoir tenté cette dernière option, mais j’avoue que c’est too much pour moi. Déjà, à mon niveau de diplomatie, c’est un beau jeu d’enfoiré et de coup de putes … mais la couche échange d’argent et bluff, c’est se faire mal à la tête pour rien, superflux … Enfin tentez par vous-même …

Toujours est-il que c’est un de mes jeux de bluff favoris. Mais pour une première partie, je recommande des petits groupes de 3/4 joueurs. A plus, c’est un peu longuet car c’est un jeu qui doit rester assez vif pour être plaisant … Attendez donc d’avoir quelques parties à votre actif avant de vous lancer sur de plus grands groupes.

Strike (19 parties)

J’ai découvert Strike grâce à @blublugrublu (oui, il est toujours là dans les bons coups). Et puis pour les vacances d’été, je voulais un petit jeu tranquille, qui passerait bien avec madame et les enfants. Et bingo, ça a marché, même avec Elisabeth (4 ans).

C’est d’ailleurs pour moi le pur jeu d’apéro dans le sens où on peut y jouer même complètement bourré. Lancer un dé dans le tas pour renverser les autres, pousser sa chance un peu plus.

Bref, le pérudo vous semble trop compliqué à expliquer … prenez Strike.

Coloretto (17 parties)

Coloretto, c’est le jeu du midi avec mes collègues. Pas très joueurs, et surtout pas gros jeux, on a réussi à sortir la belotte à midi après un long travail au corps … Et puis un jour, nous n’étions que 3 … arf, difficile pour la belotte. C’est comme ça qu’est sorti coloretto pour la première fois.

La simplicité aura vite fait de conquérir tout le monde. Et c’est donc le seul jeu que j’aurais sorti avec les collègues de mon équipe. Cependant, j’aurais pu, au long de cette année, couvertir l’intégralité du bureau, et ce n’est pas rien d’avoir pu faire jouer mes 6 collègues dont certains très réticents et moqueur du jeu …

Bref, Coloretto, c’est ma petite fierté de joueur, cette démonstration perfide que tout le monde peut jouer, et plus encore ceux qui viennent me narger d’une passion si … particulière à leurs yeux … 😀

Unpublished Prototype : Run4Brains (15 parties environ)

Ah, Run4Brains … ne cherchez pas, vous ne le trouverez nul part. Issu de la tête de ce cher @blublugrublu, il n’existe que 2 exemplaires au monde … Je ne me rappelle plus très bien, mais il a du me donner les règles. J’en ai fait un prototype à l’arrache pour tester … et sitôt testé, sitôt conquis.

Du coup, les 10 parties ont été rapidement atteintes. D’autant qu’il s’agit d’un petit jeu de bluff en 5 minutes à peine. Mais je ne vous en dit pas plus et laisserai ce cher @blublugrublu cracher le morceau quand il le sentira 🙂

Carcassonne : The Dice Game (13 parties)

Ce jeu est une bouse, ne l’achetez pas. Récupéré à 2€ en vente privée … son prix vaut juste celui de la boite métalique en forme de meeple. Je le savais pourtant à l’avance, mais n’ai pas su résister. Pour faire pénitence, comme Yannibus avant moi avec S-Evolution, j’ai pris le parti de l’intégrer dans mon défi 10×10.

Bon, après toutes ces parties, je peux confirmer l’avis général. Ce jeu est un produit marketing, pas un jeu. Certes, j’y ai joué en solo. Et j’avoue qu’il m’a été difficile de continuer mes parties une fois mon reccord obtenu. Terminer la partie en 2 tours … sachant que c’est le minimum …

Outside the scope of BGG : Molkky (12 parties)

Le Molkky, c’est bien. Tout le monde le dit, et c’est vrai. Sauf que je n’y avais jamais joué. Puis l’occasion s’est produite à Parthenay d’y jouer. Partie familiale avec les enfants, dont Elisabeth 4 ans. Et bien ça marche, même avec elle.

Aussi, si vous n’y avez jamais joué, sautez dessus. Avantage face à la pétanque, vous ne vous chamaillerez pas pour savoir si la balle est plus proche ou pas. La quille tombe, ou pas. Point barre. Pas d’interprétation, du coup, on joue et c’est fluide. On ne s’arrête pas pour pinailler.

Par contre, attention, si vous y jouez à nombreux, il s’agit d’un jeu à élimination. Nous y avons joué à 8, et quand on rate 3 lancers (et oui, lors des premières parties, ça arrive, ou quand on place les quilles trop loin dès le départ), on est éliminé. Du coup, on regarde les autres jouer et on attend … Préférez peut-être alors y jouer en équipe ? Ceci permet aussi d’homogénéïser le niveau.

Toujours est-il que c’est un succès. Ma découverte de l’année …

AttrAction (11 parties)

A la limite du jeu de société, certains le décriront comme un jouet. AttrAction est un jeu d’adresse utilisant des aimants. Mais je laisse ce très cher Eric Martin vous le présenter mieux que moi. Je vous conseille vraiment d’aller jusqu’au bout de la vidéo. Aucune âme de LIDJA ne saurait y résister.

On évitera d’y jouer à trop nombreux sans quoi le dernier à jouer au premier tour n’aura plus rien à récupérer. Ou on achètera plusieurs exemplaires du jeu pour qu’il reste des aimants en fin de tour. Ou on fera une partie par joueur, afin que chacun ait eu autant de chances que les autres. Ou on s’en foutra, puisque le but n’est pas de gagner mais de rigoler ?

Joué avec mes parents, j’ai du aller à Essen exprès rien que pour leur en rapporter un exemplaire … C’est dire …

Tempêtes et Navigateurs (11 parties)

Tempêtes et Navigateurs est un jeu d’adresse dans la lignée de Riff Raff mais version grand public (à comprendre que je l’ai acheté chez Nature et Découverte (mais que j’ajoute qu’il ne faut pas l’acheter là bas …. boycott … ils n’auront plus jamais mes sous … bouhhhhh …. et je suis sérieux)).

Comme tous les jeux d’adresse, ils fonctionnent bien avec les enfants, et c’est donc avec Elisabeth que j’ai pu enchaîner les parties … Avec les adultes, préférez sans doute Riff Raff en extérieur 😉

Qwixx (10 parties)

Qwixx est un autre jeu d’apéro à base de dé qui aura fait les vacances d’été. Acheté dans la merveilleuse boutique de B-52 à Poitiers … quel plaisir de se faire conseiller par cette voix si familière …

Toujours est-il que Qwixx, c’est le jeu d’apéro facile, qu’on peut jouer à n’importe quel nombre de joueurs (à la différence de Strike) et qui se transporte facilement dans sa toute mini boite … Comme quoi, on peut être un succès sans faire une boite pleine de vide pour être plus visible …

Yokaï No Mori (10 parties)

Le premier à entrer dans les qualifiés. Je l’ai fait découvrir à quelqu’un qui ne connaissait pas le jeu de société moderne. Et puis à un moment, le déclic. Plutôt que de t’en parler, je vais te montrer ce qu’est un bon jeu : des règles simples et vite expliquées, de beaux graphismes, une profondeur derrière cette simplicité.

J’explique les règles, lui montre le jeu, de bonne facture avec ses belles tuiles en bois. Voilà, tu as devant toi un bon jeu. J’attends. Il me regarde et me demande : « Bon, ben on en fait une ? ». Bingo, on aura fait une bonne dizaine de parties d’affilées.

Machi Koro (10 parties)

Je ne sais pas si je peux le compter dans mon défi 10×10, n’y ayant jamais joué sur un exemplaire original. Entre mes versions post-it à la main, puis informatisée, puis mes FanArt … j’avoue ne toujours pas avoir de boite à la maison. Dommage de n’avoir pas eu le temps de profiter des promotions exceptionnelles de Robin des Jeux.

Toujours est-il que mes 10 parties ont pour la plupart été faites avant même la sortie du jeu en boutique. Syndrome de l’hypitude de jouer avant les autres ? Bref, j’aurai terminé le défi avec une 10ème partie en découvrant l’extension Marina (et sur un vrai exemplaire).

L’extension Sharp sera l’occasion de le ressortir pour 2015 si vous pensez l’avoir épuisé. Et en attandant, qui pour partager un café ? 😀

Troyes (10 parties)

Troyes est ma grosse découverte de l’année. J’aime les jeux velus, mais n’ai que rarement l’occasion d’enchaîner les parties. Du coup, quand un collègue de boulot m’a proposé Troyes, j’ai tout de suite dit oui.

Et après cette première partie … wahou … Velu, pour sûr … Intéressant, tout autant … Alors à chaque occasion, on l’a ressorti, sur les pauses du midi … Oui, bon, d’accord, toutes n’ont pas pu être terminées …

D’autant que nous avons eu droit à de nombreux nouveaux joueurs, or le jeu étant déjà long quand on connait les règles… Bref, la majorité des parties n’ont pas pu être terminée. Mais il y en a 10, et pour chacune, c’est au moins 1h30 de jeux.

Oh oui, je les entends les râleurs un peu intégristes sur les bords. « Ouais, les jeux solos, les jeux pas terminés … facile de faire un 10×10 comme ça … ». Ouais, ben je m’en fou, je dis juste que c’est un très bon jeu et que j’ai passé beaucoup de temps dessus …

Dobble (10 parties)

Dobble c’est le jeu facile à sortir par excellence. Intergénérationnel, expliqué en 30 secondes … il s’invite à n’importe quelle table de joueur. Mais comme nous avons plein de jeux pour enfants, il n’était pas tant sorti que ça …

Et puis pour Noël, Elisabeth a eu droit à la version Party, à savoir, deux boites version kid avec moins de cartes. Et comme j’avais oublié de prendre des jeux pour elle … ça tombait bien. Je ne compte pas les parties qu’elle a fait seule avec ses cousins/cousines …

Bref, c’est par Dobble que j’avais convaincu ma tante que le jeu n’était pas que pour les enfants, et c’est par Dobble que je conclus mon 10×10 … 🙂

Vendredi (8 parties)

Autre jeu, solo, Vendredi est pour sa part bien plus croustillant que Carcassonne. L’un est un véritable jeu de deck building, bien thématisé, plaisant. L’autre, je l’ai déjà dit. Sauf que, sauf que … je n’ai pas fait 10 parties.

Oui, j’aurai pu, mais ayant bien plus de 10 jeux, je l’ai délaissé sur la fin pour découvrir Onirim.

Jeux sur tablette ou en ligne

Ah, les jeux sur tablette ou en ligne sur BoardGameArena principalement … Vaste débat. Doit-on les intégrer ? Peut-on parler de jeu de société quand on ne connait pas ses adversaires ? Ou que l’on ne leur parle pas ? Qu’importe vos réponses. Pour ma part, ils ont représenté du temps, et en voici ma petite analyse.

Carcassonne sur tablette, en solo

En achetant Carcassonne sur tablette, je voyais déjà les parties en ligne avec des adversaires dignes de ce nom. Et puis en fait, non. Sur Android, pas de système de parties en ligne. Ayant profité d’une promotion pour l’avoir gratuitement, la déception reste minimisée.

Mais du coup, Carcassonne sur tablette, c’est pour moi du pur jeu vidéo. Des parties jouées seul devant mon écran, face à une IA, rapides, enchaînées sans la moindre mémoire des parties antérieures. Combien ai-je fais de parties ? Je ne sais pas. Qu’importe.

J’aurai cependant pu y jouer avec quelqu’un d’autre, mais j’ai le jeu physique, avec des tuiles en carton. Quitte à jouer à la maison, autant sortir la vraie version. Disons que j’ai en stock une version numérique, au cas où … Bref, pas hyper convaincu.

J’aurai pu aussi ajouter les Colons de Catane qui souffre des mêmes problèmes.

Ascension sur tablette

Avec Ascension, un gros pas a été effectué. S’il m’arrive d’enchaîner des parties contre l’IA, j’ai aussi eu l’occasion de nombreuses parties avec des personnes que je connais. Dès lors, on pourrait croire que l’aspect social y est beaucoup plus présent que Carcassonne.

Pourtant, deux mauvaises idées de conception viennent ruiner les possibilités. Premièrement, pas de tchat. Impossible de discuter avec ses adversaires via l’application. C’est dommage. Un petit bonjour … Une petite pique … Bref, un peu d’humain aurait pu égayer la pratique du jeu …

Deuxièmement, aucune statistique. Combien de parties ? Combien de victoires ? Avez vous déjà battu Cyol ? Ou Loocha ? Impossible à savoir. Du coup, là encore, pas de mémoire des parties précédentes. Du jeu mécanique, de la consommation brute sans marque dans le temps.

Bref, si j’ai dépassé de loin les 10 parties avec des adversaires humains que je connais, l’application reste très déshumanisante par son absence de tchat. Il est tellement frustrant de ne pas pouvoir échanger un : « bien fait pour toi » … Vraiment dommage.

Race for the Galaxy sur BGA

Race for the Galaxy, c’est sans doute le jeu le plus joué sur le #chatj2s … Si quelqu’un propose une partie le midi, il y a de grandes chances qu’une partie de Race ait déjà été créée. A raison de 3 à 4 parties par midi joué … on ne compte pas le nombre de parties sur l’année.

Qui plus est, sur BoardGameArena, vous disposez d’un tchat qui vous permet d’échanger quelques mots. Ne serait-ce que savoir si vos adversaires ont le temps pour refaire une partie … Bref, on ne se voit pas, mais on échange, autour d’un même jeu.

Certes, les parties s’enchainent rapidement … mais c’est principalement parce qu’on évite la mise en place et toutes les manipulations. Aucune possibilité de se tromper dans les règles. Et toutes les parties sont conservées.

Il est vrai que je n’y ai pas autant de souvenirs précis de parties comme j’aurai eu pour des parties autour d’une table et d’une bonne bière. Mais reste ce souvenir diffus de tant de parties avec Cyol et ddschutz qui m’ont accompagné dans la découverte de ce jeu.

Oui, le jeu en ligne n’a pas la même saveur que le jeu autour d’une table. Mais loin d’un paliatif, il est une autre façon de jouer, pourvu que l’on prenne le temps de discuter et d’échanger, malgré la distance et les écrans.

Koryo sur BGA

Ca faisait longtemps que je n’avais pas ressorti Koryo. Il faut dire que nous ne jouions plus beaucoup à la maison. Du coup, il prenait la poussière dans un coin. Et voici que d’un coup, il sort sur BGA.

C’est donc avec un grand plaisir que j’ai pu retrouver les plaisirs du jeu, les manipulations de cartes en moins. Et sachant qu’une partie à 2 joueurs prend moins de 5 minutes … Bref, il avait été un gros coup de coeur à sa sortie en boutique … Il l’a tout autant été lors de sa sortie numérique.

Alors si le votre prend la poussière, n’hésitez pas à vous connecter pour une partie.

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Le Kraft gommé pour les nuls …

Quoi, tu ne connais pas le kraft gommé ? Sans doute te rappelles-tu des paquets cadeaux d’antant en papier kraft ? Oui ? Et bien imagine un petit rouleau de papier kraft qui se mettrait à coller magiquement une fois humidifié …

kraft gommé

Oui, d’accord, c’est bien beau, mais à quoi ça sert ? Grosso modo, disons que c’est un scotch repositionnable assez pratique à utiliser. Du coup, vous pourrez l’utiliser pour réaliser des finitions en cartonnage ou éventuellement des charnières. Et en ce qui me concerne, c’est principalement pour les finitions que je suis venu à m’y intéresser.

Et comment est-ce donc que ça s’utilise ? Pour utiliser du kraft gommé, il vous faudra un matériel très simple :

  • un rouleau de kraft gommé
  • de quoi découper des bandelettes de la longueur souhaitée
  • une éponge humide pour « révéler » la colle du kraft gommé

kraft matériel

Pour commencer, découpez une bandelette de kraft gommé de la taille souhaitée. Afin de « révéler » la colle, humidifiez cette bandelette à l’aide d’une éponge humide. La colle se trouve sur la surface lisse qui se situe vers l’extérieur du rouleau. Il est donc préférable de faire glisser ce côté de la bandelette contre l’éponge.

Veillez à ne pas détremper la bandelette, sans quoi elle pourrait avoir tendance à se fragiliser. Une fois la colle « révélée », votre bande de kraft gommé est prêt à être utilisée. Placez la sur le support à krafter en prenant soit d’éviter les bulles d’air et éventueles plis.

Le gros avantage du kraft gommé est qu’il est repositionnable. Vous aurez alors une bonne minute pour replacer la bandelette en cas de raté. Autre avantage, son utilisation est d’une grande simplicité. Le seul problème potentiel est d’essayer de coller du mauvais côté. Si vous n’arriver pas à coller votre bande, retournez la pour voir si vous ne vous êtes pas trompé de sens.

Dernière précaution, évitez de concerver votre kraft gommé à l’humidité, sans quoi la colle pourrait se « révéler » et coller le rouleau sur lui-même. C’es la mauvaise expérience qui m’est arrivée avec un vieux rouleau qui est resté un peu trop longtemps dans mon garage …

Voilà, vous savez tout et êtes désormais prêt à réaliser de merveilleux inserts en cartons ou même à vous lancer dans la confection de meubles en carton. Quoi, vous ne saviez pas que c’était très à la mode et qu’on pouvait réaliser de véritables meubles ? Et bien ce sera pour une autre fois … mais histoire de vous mettre l’eau à la bouche …

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#twitapéro need you

Quoi, tu ne connais pas le principe du #Twitapéro du Lord ? Bon, ben pour ne pas trop me répéter, tu trouveras tous les articles à ce sujet ici. En gros, c’est un jardin privé (le mien en l’occurence), avec des tables où tu peux venir manger et jouer avec des gens extrêmement prisés …

Pour ma première édition, j’avais joué le grand jeu. Aucune participation demandée, j’avais fait plein de courses et une bonne âme m’avait même fourni en bières (et quelles bières) et en barnum … Mais bon, maintenant que nous sommes intimes, plus besoin de tant d’efforts.

Oui, cette édition quelque peu improvisée va tenter l’organisation en respectant scrupuleusement la méthodologie de La RACHE. Impressive, isn’t it ? Oui, j’ai choisi l’option « no stress man » … Et maintenant, place aux détails.

no stress lebowski

Tu viendras à Chelles (7 bis, avenue Rabelais 77500 Chelles) le 27/09/2014. Tu arriveras comme tu veux, mais pas trop tôt (genre pas avant 10h par exemple) et tu te débrouilleras pour trouver où dormir ailleurs que chez moi (oui, pas d’hébergement cette année …:-().

Concernant l’alimentation, tu apporteras à manger pour le nombre de personnes qui correspond à ton groupe. Tu échangeras si tu veux, on mettra tout sur une grande table et puis on partagera tout ça ensemble. En gros, je ne ferai pas de courses ;-).

J’ai quelques restes de viande de la précédente édition. Je fournirai aussi le barbeuck si tu veux faire cuire quelque chose ainsi que le charbon que j’ai en stock largement suffisant. Je fournirai aussi le bac à eau avec bouteilles de glaçon pour garder les boissons fraîches.

Eventuellement, si tu as quelques chaises ou une table, ça pourrait m’intéresser. Oui, on garde rarement chez soi de quoi faire s’assoir 25 personnes … Eventuellement, si tu as une porte que tu veux jeter, je te la prendrais avec plaisir (comme ça, pour les prochaines fois, je ne t’embêterai pas à te demander d’apporter une table ;-)).

Dernier truc, il est toujours difficile de prévoir le nombre de personnes qui viennent à ce genre d’évènement. Alors tu seras gentil de remplir le google doc fait pour l’occasion. Les places étant limitées, mon jardin n’étant pas extensible … et n’ayant pas des chaises/tables pour 50 personnes …

Le temps ? Ben ouais, septembre, le 27, et s’il pleut comme une vache qui pisse ? Ben s’il pleut comme une vache qui pisse, tu oublies direct mon salon qui sera déjà occupé par ma tendre famille qui joue beaucoup moins que moi et qui appréciera de pouvoir s’isoler peinard plutôt que de regarder 10h durant des plateaux de jeux.

Dans ce cas donc, ben … tout le monde est triste et on oublie. Ou tu joues sous un barnum en espérant que tes jeux ne prennent pas la flotte … Oui, c’est craignos, bref, tu improviseras à La RACHE comme tu veux. De toute façon, moi, j’habite là, et j’y serai. Et puis ça te rappelera un peu Paris est Ludique …

Ah, et la participation et les cadeaux, tout ça ? Oui, la dernière fois, j’avais mis une boite et on m’avait fait plein de gentils cadeaux. Cette année je ne vais rien acheter exprès pour vous. J’ouvre juste mon portail et j’installe quelques tables … Du coup, à choisir entre un billet ou un pack de bière, je préfère que tu apportes des bières quitte à repartir avec si elles ne sont pas bues.

Tiens, et pour les jeux à apporter ? Si tu veux lister ce que tu apportes, j’ai fait un google doc. N’hésites pas à ajouter ce que tu veux, si tu veux tester quelque chose, si tu veux que quelqu’un apporte quelque chose … Et si tu as une question, ben tu me demandes. 😉

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Défi 10×10 et autres névroses statistiques

Le défi 10×10, kesako ? Une réponse au consumérisme à outrance appliqué au jeu de société. L’idée est, plutôt que de consommer les jeux à usage unique, d’essayer de prendre le temps d’éprouver leur profondeur. Autrement dit, plutôt que de jouer à plein de jeux une seule fois avant de les oublier, d’essayer de faire 10 parties d’un jeu, le tout, sur 10 jeux et sur une période d’un an.

Facile me direz vous ? Et bien pas tant que ça. Déjà, 10 parties de 10 jeux, ça fait une bonne centaine de parties. Quand bien même vous prendriez des petits jeux qui s’enchaînent … il vous faudra au moins choisir des jeux qui ne vous fatiguent pas avant la 10ème partie.

Et puis pour ma part, jusqu’à il n’y a pas si longtemps, je ne jouais que très peu, principalement en salon ou sur des week-ends ludiques. On y découvre alors plus qu’on ne creuse … et mon apétit pour la petite perle ludique me poussait à tenter toujours d’autres jeux, espérant trouver le graal qui me permettrait de convaincre ma chère et tendre de jouer autant que moi.

Par chance pour elle et pour moi, il se trouve que mon agenda a changé. Désormais, je joue tous les mardis. Loin de la frustration de devoir convaincre ma femme de jouer, je peux à loisir abandonner ma quête du graal. Et, sans cette pression, le temps d’approfondir les jeux m’est à la fois disponible et fort agréable. Qu’il est bon de prendre son temps, d’essayer de nouvelles stratégies, de découvrir la finesse cachée d’un jeu …

Ainsi, comme de nombreux autres avant moi, voici les résultats à mi-année de mes parties. En bon névrosé, je note effectivement toutes mes parties sur boardgamegeek, à l’aide de l’application Android très bien faite.

défi 10x10

A priori, réussir ce défi ne devrait poser aucune difficulté. Mais qu’importe la réussite ou non. Ce qui est amusant, c’est que je voyais de très loin ce défi, le visualisant comme innateignable pour moi, pauvre joueur sans compagnon de jeux … Je notais cependant mes parties, pour pouvoir retrouver un jeu qui m’aurait plu et dont j’aurais oublié le nom.

Et puis le hasard de la vie m’a permit de jouer plus souvent. D’ailleurs, je constatais avant les grands changements de ma vie que je jouais beaucoup plus que je ne le pensais. Désormais, je joue jusqu’à 2 midis par semaines (hors Coloretto avec quelques collègues peu joueurs) et un soir par semaine.

Mais surtout, en me prenant au jeu, j’approfondissais des jeux. Aurais-je fait 6 parties de 8 Minute Empire Legends sans ce défi ? Pas sûr. Et pourtant, à postériori, je suis content de l’avoir creusé un peu. En ferai-je 4 parties avant la fin de l’année ? Peu importe.

J’en retire qu’il est bon de prendre son temps. Que face à une ludothèque de plus de 300 jeux, la collectionnite et la course à la nouveauté a ses limites. Combien de jeux jamais sortis ? Combien de jeux sortis une seule fois, pour dire qu’ils ont été joués et ainsi s’autoriser illusoirement le droit d’acheter d’autres jeux.

D’ailleurs, il est un autre défi intéressant, et dont la finalité est très proche. Ce cher @yannibus a pris le parti de ne pas acheter de nouveaux jeux tant qu’il n’aurait pas fait au moins 2 parties de chacun de ses achats faits à Essen.

A priori, le défi touche à la fin pour lui. Il lui aura fallut presque 9 mois pour en venir à bout, ainsi que 2 parties d’un jeu dont la réputation ne devait pas faciliter l’envie de le sortir. Se forcer à jouer à des mauvais jeux parce qu’on les a achetés est-il une solution à l’achat compulsif ?

Pour ma part, ma névrose de collectionneur ne tolèrerait sans doute pas la frustration de telles contraintes … « Non mais franchement, là ça compte pas, c’était trop une bonne occasion … Tu ne te rends pas compte … ». Mais outre les railleries que lui ont valu ses parties de S-Evolution, je reste presque admiratif d’un tel défi. Il lui reste à faire 2 parties de Oss et ce sera terminé. 😉

Et qui sait, à force d’y réfléchir et d’être admiratif, peut-être arriverai-je à devenir raisonnable dans mes achats, et à prendre l’habitude de plus approfondir mes jeux. Acheter moins pour jouer mieux ? Oui, ça en prend la route … comme quoi les névroses statistiques n’ont pas que du mauvais … 😉

PS : et je remercie ocibiblu et blublugrublu, mes relecteurs #GrammarNazi préférés pour leurs nombreuses corrections … 😀

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FIMO : des petits coeurs, en veux-tu ? en voilà …

Pour ce premier tutoriel FIMO, commençons par simple mais utile. Vous n’auriez pas par hasard un Love Letter dans un coin, avec des petits cubes en bois rouge en guise de marqueur de points ? Pour un jeu qui s’appelle Love Letter, c’est un peu … dommage. Rémédions donc à cela en réalisant de petits coeurs.

 Et comme je suis sympa, je vous donne toutes les techniques que j’ai pu trouver. Comme ça, vous ferez ce qui vous inspire le plus.

Tout à la main

Vous n’avez pas le moindre outil ou n’osez pas utiliser le couteau à beurre de la maison ? Pas de souci, fauchez un couteau à la cafétéria … Ah non, on me dit que ça ne se fait pas. Bon, et bien, faites simplement avec vos doigts.

Comme toujours, on mallaxe la pâte pour faire une petite boule. Attention, qui dit petit coeur dit petite boule. On tasse un peu et puis on fait comme on peut. Et avec de la patience, on pourra arriver à quelque chose dans ce genre.

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Ca plaît ou pas. Pour ma part, j’y vois plusieurs inconvénients. Le premier, la pâte prends les empreintes digitales. Personnellement, je ne suis pas fan même si certains apprécieront l’aspect texturé. La seconde est qu’il vous sera impossible de faire des pièces identiques.

Les emporte-pièces

Qui dit emporte-pièce dit pièces identiques. Le problème est de trouver un emporte pièce à la taille souhaitée. A moins d’avoir 5 minutes et une canette de soda sous la main et de suivre l’article de la réalisation de ses propres emporte-pièce.

Il vous faudra alors ensuite réaliser une tuile de FIMO parfaitement plate. J’espère alors que vous aurez noté le FIMO Tips : une tuile parfaitement plate. Votre tuile prête, vous pouvez poinconer avec votre emporte-pièce.

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Attention, il pourra arriver que la FIMO reste dans l’emporte-pièce. On utilisera le dos d’un crayon pour pousser délicatement la pâte. Et en cas de marques, n’hésitez pas à recommencer … Il est parfois plus simple de repartir à zéro que de tenter de récupérer une erreur.

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Vous pouvez terminer par les finitions : découper proprement les bords, biseauter en appuyant une lame sur les angles et supprimer les marques éventuelles à l’aide d’un pinceau. Et voilà pour le résultat :

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Les moules

Concernant les moules, je triche un peu. Et oui, je n’en ai encore jamais utilisé. Le problème, c’est qu’il faut pile-poil le moule à la bonne taille. Et s’il existe des options pour faire vous même vos moules, ça attendra un peu car ça demande un certain travail : réalisation d’un modèle en plâtre pour ensuite faire un moule.

Mais si vous disposez d’un moule, la technique est simple. Saupoudrez votre moule de talc à l’aide d’un pinceau. Remplisez avec la quantité de FIMO nécessaire. Découpez le surplus à l’aide d’une lame adaptée. Démoulez.

Simple non ? Oui, du coup, ce n’est encore que de la théorie. Mais promis, nous ferons des moules avant la fin de la saison 2 … Enfin non, je ne promets rien … on essaiera, sauf si on trouve beaucoup mieux … 😉

La découpe à la volée

J’hésitais à me lancer dans la découpe à la volée. D’avance, on sait que les pièces ne seront pas identiques. Concernant la technique, c’est presque la même que celle des emporte-pièce une fois que vous aurez coupé votre forme.

Réalisez une tuile parfaitement plate puis dessinez la forme que vous souhaitez extraire. Une fois tracée à la surface, découpez là avec des outils adaptés. Si vous n’avez pas grand chose, au pire, un scalpel suffira amplement.

fimo_cutteur

Reprennez ensuite les conseils donnés pour la technique des emporte-pièce. Découpez les bords, réarrangez la forme afin de faire un coeur régulier, biseautez les angles. Bref, modeler comme vous le pouvez votre coeur pour faire quelque chose qui vous plaise.

Au final, vous obtiendrez des formes différentes mais c’est ce détail qui m’a rendu ces petits coeurs plus parlant.

fimo_cutteur_biseauté

Le boudin coupé en deux

Comme je voulais tester toutes les techniques que j’avais trouvé, je me devais de tenter cette technique. L’idée, c’est de réaliser un petit boudin et de le couper en diagonale. On obtient alors deux demi-coeur qu’il suffit ensuite de recoller après en avoir retourner un pour former un coeur. A regarder les explications, ça semblait plutôt une bonne idée.

fimo_boudin  fimo_boudin_coupé

Cependant, à l’execution, l’idée me semblait finalement moins pertinente. Les étapes pour recoller nécessitent de travailler la pâte et j’ai peur que le joint soit trop apparent ou trop fragile (s’il n’est pas suffisamment retravaillé).

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Conclusion

Voilà donc le panaché de mes créations. Certes, les résultats sont modestes et ne plaîront pas nécessairement à tout le monde. Cependant je n’ai utilisé qu’un quart de mon bloc de FIMO. Il m’en aura coûté donc un peu moins de 0€50.

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Concernant les techniques, je mettrais en balance les emporte-pièce et la découpe à la volée. La première vous assurera une production rapide mais uniforme quand la seconde vous permettra d’exprimer l’unicité de l’amour …

J’en profite aussi pour remercier à nouveau mon sponsor Créavéa et vous invite à aller faire un tour dans son rayon FIMO si vous deviez vous lancer 😉

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FIMO Tips : une tuile parfaitement plate

Dans une grande majorité de créations, vous aurez besoin d’une tuile de FIMO parfaitement plate. Rien de plus naturel que de penser au rouleau à patisserie pour réaliser une belle galette. Pour autant, ce serait oublier le petit détail qui fera toute la différence …

Vous ne voyez pas ? Et oui, quand vous faites une tarte, ce n’est pas grave si votre pâte n’est pas uniformément étalée sur toute la surface de votre plat. Mais attention, la FIMO, c’est très sérieux …

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Alors voilà, le tip du jour, c’est l’utilisation de deux cales. Outre que la tuile obtenue sera parfaitement plate, elle sera de la hauteur de vos cales. Ne vous reste plus qu’à trouvez des câles aux hauteurs souhaitées …

fimo_cales_resultatsJ’en profite aussi pour remercier à nouveau mon sponsor Créavéa et vous invite à aller faire un tour dans son rayon FIMO si vous deviez vous lancer 😉

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FIMO : le premier pas du vrai débutant qui n’y connait rien

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Alors, dites moi, qu’est ce qu’il faut savoir sur la FIMO avant de se lancer ? Combien ça va me couter et est-ce que c’est dur à faire ?

Le matériel

Premier élément indispensable pour se lancer dans la FIMO … Les pains de FIMO. Il vous en coutera en général pour un peu moins de 2€ le pain de 56gr (dimensions approximatives : 4cm x 4cm x 1cm). Commencez alors par les couleurs nécessaires à un projet. Inutile de vous constituer un malette de 80 pains avant de vous lancer … et je parle d’expérience.

Mais quelle FIMO, il y en a plein ? Classique ? Soft ? Kids ? Effect ? En fait, la FIMO Classique est plus dure que les autres. Elle permet de faire des formes fines qui ne tiendraient pas avec de la FIMO Soft. En revanche, la FIMO Soft sera beaucoup plus facile à travailler pour commencer. La FIMO Effect vous permettra de modifier vos autres pates : les rendres fluorescentes, translucides ou vous proposera des textures : marbre, …

Concernant la FIMO Kids, j’aurai bien envie de dire que c’est un nom marketing pour la FIMO Soft mais je pourrai me faire tapper sur les doigts. Du coup, je n’ai absolument rien dit. Ou alors je dirai juste qu’en général, la FIMO Kids se conditionne en pain de 42gr contre 56 pour la FIMO Soft. Mais non je n’ai toujours absolument rien dit.

Concernant le travail de la FIMO, il vous faudra un plan de travail propre. Eventuellement, pour débuter, un papier cuisson sera amplement suffisant. Fixez le à un support de type planche à découper pour ne pas qu’il vous embête.

Comptez 10€ un kit d’outils au rayon modelage de votre boutique préférée. Il en existe deux sortes : les outils de modelage qui vous permettront de découper et autres joyeusetés ainsi que les pinceaux qui vous serviront aux finitions. Oui, sachez que la FIMO prend facilement les empreintes digitales si vous travaillez mains nues.

Enfin, un rouleau à patisserie ou un rouleau quelconque vous permettra d’étaler de manière régulière votre pâte. Mais dans tous les cas, si c’est vos premières créations, n’investissez pas trop, et optez pour la récupération. Une fois que vous aurez accroché, il sera toujours temps de passer une commande.

La conservation

Mais pourquoi ne commences-tu pas par nous parler de l’utilisation de la FIMO ? Tout simplement parce que souvent, on n’ose pas ouvrir ses sachets de FIMO, se disant qu’on va tout perdre comme la pâte à modeler. Que nenni, il n’en est rien.

Ouvre ton sachet de FIMO, proprement tout de même, mais ouvre le. 2€, c’est le prix d’un café en terrasse à Paris, et de toute façon, ça se conserve très bien. Tu ouvres ton sachet sur un côté avec délicatesse, autrement dit, sans tout déchirer. Tu découpes ce dont tu as besoin et tu refermes.

Alors le plus simple, c’est de se servir par bande. Comme ça, tu peux refermer correctement le sachet. Tu ajoutes ensuite un élastique pour bien tenir le tout. Et tu mets ça dans une boite hermétique ou dans un sachet zip hermétique. Et tu verras, ça se conserve bien.

Des années ? Bon, ne pousse pas le bouchon trop loin non plus. La FIMO ne se conserve pas parfaitement de manière indéfinie. Par contre, s’il t’arrive que ta pâte ait un peu trop séché, il existe des assouplissants pour pâte à modeler.

L’utilisation

 Sans rentrer dans le détail de la fabrication d’une pièce en particulier, la FIMO se travaille toujours de la même façon. On se sert dans le sachet et on mallaxe pour faire des boules. Ceci permet de réchauffer la pâte et de la travailler plus facilement. Si une pâte est trop dure, un peu d’assouplissant permettra de la rafraîchir.

Ensuite, sortez vos tutoriels. Un coup de rouleau, de plaque texturée. Découpage avec les outils de modelage. Finitions au pinceau. Des emporte-pièces ? Bref, suivez les instructions ou laissez libre court à votre création … c’est selon …

Une fois votre oeuvre prête, ne reste plus qu’à la cuire. La recette est simple : 110°C pendant 30 minutes. Quoi, vous avez peur de brûler vos créations si durement terminées ? Sachez que la FIMO peut se recuire. Alors si vraiment vous avez des doutes parce que vos pièces sont toutes petites et fines, enfournez pour 20 minutes, puis surveillez.

Autre détail, la FIMO se durcit en refroidissant. Ne vous inquiétez pas si vous pièces sont encore flexibles à peine cuites. Enfin attention aux doigts, 110°C, c’est à la fois peu … et trop … mes doigts s’en souviennent …

Dernier détail, la FIMO est dite toxique. Préférez éventuellement cuire vos créations dans un four d’appoint à l’extérieur. Enfin pour ma part, ça reste dans le four de la cuisine, bien aéré après chaque fournée.

Conclusion

Il vous reste une question ? N’hésitez pas, je complèterai. Mais retenez simplement que la FIMO, c’est hyper accessible. En terme d’investissement, vous pouvez commencer avec juste des pains de FIMO et du papier sulfurisé. Et vous savez quoi, pour le premier tutoriel, il vous en coûtera 2€ pour un pain de FIMO rouge … alors, en route ?

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